Je pense mainframe. Je respire mainframe. Je suis mainframe.
Thierry Vande Voorde
Sogeti Belgique, Consultant Mainframe
J’ai débuté chez Sogeti en 2005. J’avais dû quitter mon entreprise précédente pour des raisons budgétaires et j’avais immédiatement été contacté par quelques entreprises. Parmi celles-ci, évidemment, il y avait Sogeti qui disait avoir entendu parler de moi et vouloir me rencontrer. L’entretien s’est très bien passé et a été très relax. Nous n’avons pas beaucoup parlé d’argent ou de mon ambition personnelle, mais plutôt des défis rencontrés par le secteur, de la direction prise par Sogeti et de la façon dont l’entreprise pourrait employer mes compétences pour étendre son portefeuille d’offres de services.
Pourtant, à l’époque, Sogeti cherchait des gens s’y connaissant en mainframe, ils avaient cette idée que les mainframes allaient connaître un regain de popularité. Malgré le fait que depuis quelques années les mainframes avaient plutôt déçu, IBM continuait d’affirmer qu’ils allaient avoir un impact énorme, qu’il y aurait beaucoup de travail à la clé et qu’ils avaient besoin d’entreprises pour soutenir cette croissance du marché. Ça m’a vraiment marqué, je sentais que j’avais besoin d’un appel du pied, d’un élan, d’une entreprise qui me dise : « Nous allons investir, nous allons relever le défi, et nous allons faire en sorte d’être les meilleurs ». Et, pour moi, ce domaine c’était, et ça reste, le mainframe. Le mainframe est mon domaine d’expertise.
Il était donc assez évident que ça ne pouvait qu’être Sogeti.
Immédiatement après avoir commencé à travailler pour Sogeti, j’ai été reçu en entretien par l’un des clients, qui gère les systèmes d’accords pour les transactions bancaires domestiques et internationales. Je suis ingénieur système de formation initiale, spécialisé en sécurité, et le client avait besoin de quelqu’un pour la sécurité. C’est donc comme ça que ma carrière chez Sogeti a commencé. Et depuis mon contrat été renouvelé à de nombreuses reprises, ce qui est bien sûr assez gratifiant.
J’ai débuté comme opérateur, tout en bas de la pyramide fonctionnelle de l’environnement mainframe, puis j’ai progressé et suis devenu un ingénieur système mainframe, ce qui signifie que j’installe et assure la maintenance de ces systèmes, tant du point de vue des logiciels que du matériel. Je suis toujours spécialisé en sécurité et je donne également des cours pour IBM, ce qui me change agréablement de mes tâches quotidiennes d’expert en sécurité. Les cours de l’atelier SMPE, de z/OS Installation et de RACF sont principalement assurés par moi depuis 2001, non seulement en Belgique, mais aussi au Luxembourg et aux Pays-Bas, à l’occasion.
Et donc, en gros, ma carrière représente 13 années de mainframe… et seulement de mainframe ! Ce n’est pas que je ne sois pas intéressé par Windows ou par les autres plates-formes, car nous travaillons également sur ces autres plates-formes. Mais c’est tout simplement une passion, pour la technologie mainframe en particulier. Je suis allé chez IBM à Montpellier où ces mainframes sont assemblés et, vous savez quoi,
j’étais comme un gamin dans un magasin de bonbons, les yeux brillants. J’avais sans doute un peu l’air d’un nerd, mais, pour moi, c’est l’un des matériels informatiques les plus étonnants qui soient. Je pense mainframe. Je respire mainframe. Je suis mainframe.
Je pense que ça fait de moi quelqu’un de vraiment à fond, un genre de Monsieur Mainframe !
Quand on parle de mainframe, on parle de consolidation. On prend tous ces petits éléments de l’infrastructure et on les place sur un mainframe. En 1991, un grand ponte du monde de l’informatique a prédit que « le dernier mainframe sera débranché le 15 mars 1996 » (Stewart Alsop, Infoworld, mars 1991). Alors je ne veux pas donner l’impression que j’idéalise les maiframes, mais, tant d’années plus tard, ils continuent de voir leur taille augmenter et sont plus vivants que jamais !
Bien sûr, nous sommes aujourd’hui confrontés à un autre défi, le vieillissement des personnes qui ont une grande connaissance et expérience des mainframes. J’ai 38 ans et ils m’appellent toujours « le Gamin ». Chez Sogeti, ils ont anticipé ce problème, c’est la raison pour laquelle est apparue l’idée d’une Mainframe Academy, où nous apprenons aux jeunes la technologie mainframe. Aujourd’hui cette initiative est copiée par IBM et par d’autres. L’important est que ça soit un plan sur le long terme.
Il faut à peu près sept ans pour former quelqu’un au mainframe, à peu près autant de temps que pour devenir docteur. Il est de notre devoir de transférer les connaissances et l’expérience acquises à une nouvelle génération car les mainframes seront encore là pendant un certain temps.
Et les jeunes adorent vraiment.
Ce que j’apprécie vraiment, c’est le contact avec le client. Quand on commence avec un client, on ne sait jamais quand ça s’arrête. C’est toute l’essence du mainframe. Ils vous sollicitent pour trois mois, et vous restez un an, puis deux ! J’en connais qui travaillent depuis dix ans pour la même entreprise comme consultant. C’est qu’on s’implique tellement dans ces projets… Et la plupart du temps, on a vraiment l’impression de repousser de nouvelles frontières, d’aller là où personne n’est jamais allé auparavant, de faire ce que personne n’avait jamais fait ! C’est nouveau et ils veulent que ça soit vous qui vous en occupiez. Il est assez important de comprendre que le client vous accorde sa confiance et que votre expertise est la raison pour laquelle on vous fait entrer.
Il y a de l’aide partout. Au sein de Sogeti, nous avons développé un certain nombre de communautés. Quand vous avez besoin d’une expertise particulière, de réponses à des questions, d’une formation, il suffit de demander aux centres de compétences. Le centre de compétence mainframe de Sogeti va être rebaptisé « Destination Z ». Si ça ne peut pas attendre ou si votre question est très intéressantes, il est possible de réunir quelques personnes, d’organiser des réunions avec des présentations et de poser toutes vos questions : les réponses fusent !
La communauté mainframe de Sogeti est très soudée, tout le monde se connaît. On partage nos idées. Il y a toujours quelqu’un vers qui se tourner pour obtenir de l’aide.
Qu’on soit de Sogeti ou d’IBM, on partage tous les mêmes connaissances.
Ma première impression en arrivant chez Sogeti a été, et demeure, très importante. On y sent qu’ils prennent soin de leurs collaborateurs. Bien sûr il faut travailler, faire des affaires, dégager du profit, mais ils voient la valeur qu’il y a en chacun de nous et donnent en retour. Pour l’heure, ma vie à Sogeti est quasiment parfaite. J’ai ce client qui « m’adore », ce qui fait toujours plaisir, et je sais que Sogeti est satisfait de mon travail.
Bien que la plupart du temps je sois sur site chez le client, Sogeti ne m’oublie pas. Ils me contactent régulièrement, je ne suis pas devenu invisible ! Et ça, c’est très important pour moi. Dans de telles circonstances, il est facile d’en faire un peu plus sans rien attendre en retour. Personne ne me le demande, mais je m’y mets, j’avance, et je découvre au passage de nouvelles opportunités. Quand on se sent bien dans une entreprise, c’est important. Ils sont patients, ils vous donnent une seconde chance ; c’est vraiment appréciable. Ils sont les premiers à dire qu’ils n’investissent pas dans la technologie en soi, ni dans de jolis meubles. Ils investissent dans les collaborateurs qui créent la richesse. « Vous êtes les outils de Sogeti, alors c’est en vous que nous investissons ».
Quant à l’avenir, je pense que je suis plutôt doué pour la communication. J’ai de bonnes compétences techniques. Peut-être cela me conduira-t-il à un poste de management ou peut-être à des fonctions commerciales… dans le domaine du mainframe, évidemment !
J’ai de bonnes perspectives d’avenir, mais en attendant je continue d’accroître mes compétences dans le domaine du mainframe car on n’en a jamais fini d’apprendre. Il y a toujours de nouveaux défis.
