guillemetC'est comme jouer dans un groupe de rock.guillemet

Andreas Sjöström

Sogeti Suède, Expert Mobilité & Microsoft

Je suis fier d’être consultant chez Sogeti, titre que je porte avec plaisir. Cela fait 11 ans que je suis dans la société, mon champ d’expertise se situe dans les solutions de mobilité, et voilà ma vision des choses.

Ce qui importe, c’est la passion, être passionné par ce qu’on fait. Ma passion pour la technologie a commencé avec mon premier ordinateur personnel quand j’avais dix ans.

À treize ans j’ai écrit une rédaction sur le bonheur dont la première phrase disait : « Le bonheur, c’est de développer des applications ». Depuis, je ne me suis jamais écarté de cette règle de vie : être heureux et passionné par le développement de logiciels.

Quand je parle avec des clients ou avec mes collègues, c’est en général sur deux sujets. Tout d’abord de la mobilité, des appareils mobiles, des solutions de mobilité que les entreprises déploient aujourd’hui pour accélérer leurs affaires. Et d’autre part de cette passion, de cet élan, de ce feu intérieur qui nous anime. Quelle est ta passion ? Qu’est-ce qui te motive ?

Il y a dix ans de cela, j’étais un jour assis dans un café parisien avec un collègue, Christian Forsberg, quand il a sorti un appareil mobile de sa poche et a commencé à griffonner des notes dessus. Je lui ai demandé si je pouvais y jeter un œil, car il semblait fonctionner sur Windows. Et c’était le cas ! On était en 1998. C’était la première fois que je voyais un PDA, un assistant numérique fonctionnant sur Windows. J’étais stupéfait, j’avais l’impression de tomber amoureux ! Je connaissais bien sûr Windows et ses outils de développement car je l’utilisais comme plate-forme de développement de logiciel. Mais avec Windows sur un mobile, je pouvais commencer à songer à une toute nouvelle classe d’applications. En une fraction de seconde, j’ai eu un enchaînement d’idées prémonitoire : je pourrais augmenter la quantité de fonctionnalités et d’information présentées par ces appareils et aider les clients à accélérer la conduite de leurs affaires.

Je me souviens très bien avoir regardé à travers les fenêtres du café et regardé les gens dans la rue en pensant : « J’ai une petite idée de ce qu’il y aura bientôt dans leurs poches et dont ils n’ont pas idée – ils auront très bientôt des appareils intelligents sur eux. Et regardez aujourd’hui, on a effectivement ces appareils intelligents sur soi. Il y en a un certain nombre qui fonctionnent sur Windows Mobile. J’ai donc décidé d’en faire ma spécialité, de développer cette niche, et d’apporter de la valeur à Sogeti et aux clients de Sogeti dans ce domaine. C’est alors que la passion a commencé.

Ça a été extraordinaire ! La première chose que j’ai faite a été d’aller voir mon manager. Je lui ai dit : « Regarde, c’est hallucinant ! On pourrait développer toute une offre à haute valeur ajoutée pour Sogeti et pour nos clients à partir de ce genre de solutions. » Ce à quoi il a répondu : « On n’est pas un magasin de jouets, ces gadgets ça ne nous intéresse pas. »

Il n’est pas question de se moquer de cette réponse. Du point de vue des perspectives offertes par le marché des solutions de mobilité, à l’époque – en 1998 – c’était la bonne réponse à donner. Aujourd’hui je le comprends et je n’aurais pas répondu autrement. Car si mon manager avait répondu : « C’est génial, Andreas, il faut qu’on fasse du business là-dessus », il ne se serait rien passé. On était en 1998. Le degré de maturité de la technologie n’était pas suffisant, nos clients n’étaient pas psychologiquement prêts, et je me serais trouvé bien seul au niveau de la compréhension et de l’exploitation du potentiel technologique de ces applications. Sa réaction fut une bonne réaction. Mais elle m’a également enseigné que ma passion ne doit pas être la propriété de mon manager, ni de l’entreprise pour laquelle je travaille. Elle m’appartient et

je dois assumer la responsabilité de cette passion et ne pas faire n’importe quoi avec

mais comprendre comment et quand l’appliquer dans mon travail pour le bénéfice de Sogeti et de nos clients.

Quand je parle de cette passion professionnelle, que ça soit au sein de Sogeti ou à l’extérieur,

j’encourage les consultants à ne jamais abandonner leur esprit d’entreprise et à se concentrer sur ce qui les motive,

dans cet ordre plutôt que dans l’autre sens. Il s’agit pour eux de cultiver leurs talents de leader, leur passion, de mener de front l’exploration de nouveaux territoires et la prise de responsabilités entrepreneuriales. Quand j’ai commencé à parler sur ces thèmes, les managers de Sogeti ont été très ouverts, ce qui a permis à cet état d’esprit de se développer dans l’organisation. Cela se retrouve tout à fait dans les communautés d’experts de Sogeti : on y va toujours de l’avant !

Personnellement, je pense que l’on peut ramener Sogeti à trois mots clés : vibrant, valeur, vélocité ! Par « vibrant », j’entends ce côté remarquablement vivant, en mouvement, organique. Ce qui signifie qu’une initiative serait condamnée s’il fallait absolument la faire entrer dans un cadre prédéterminé. On le sait bien, à Sogeti.

Bien que Sogeti soit une grande entreprise, dotée des structures pertinentes, la façon dont on le gère laisse une grande place à l’entreprenariat et à l’émulation au sein de brillants groupes d’experts.

Le partage de nos connaissances et notre façon d’interagir à travers les réseaux sociaux et virtuels font partie de ce côté vibrant. Prenons l’aspect externe du partage des connaissances. Il y a tant de valeur dans cette entreprise, en termes de connaissances et d’expertise, qu’il faudrait faire tomber les cloisons et offrir ce trésor au reste du monde, par exemple aux consultants qui ne sont pas chez Sogeti. C’est ce que nous essayons de faire avec les blogs lancés l’année dernière et qui se sont avérés d’une richesse exceptionnelle.

Mot-clé suivant : la « valeur » apportée au client. Il s’agit de proposer la bonne offre au bon client. Là encore, cela doit venir s’inscrire dans le droit fil de votre passion. Ainsi, quand j’ai commencé à étoffer mon portefeuille d’applications, j’ai senti qu’il était vraiment important d’acquérir de la visibilité et de créer une plate-forme externe. Je me suis posé la question suivante : « quel est le type de visiteur que je recherche ? » J’ai décidé que ça devait être Steve Ballmer, le directeur général de Microsoft. Ce serait un visiteur épatant, que je serais vraiment content d’avoir.

À l’époque, le souci de Ballmer, c’était Linux. Donc, en combinant ma passion pour la technologie mobile et mon rôle de « directeur général de moi-même », j’ai décidé de prendre l’initiative de la démarche d’approche de ce visiteur en écrivant un mémo sur la position de Linux vis-à-vis du marché de la mobilité. J’ai effectué des recherches sur les positions des autres acteurs du marché et des communautés d’experts en ligne, j’ai analysé le développement des outils et la situation de Linux sur le marché de la mobilité. Cela s’est transformé en un mémo de 30 pages. Je connaissais quelques personnes du cercle proche de Steve Ballmer, nous avons discuté de mon mémo, et un jour, en 2003, j’ai été appelé par le siège de Microsoft pour savoir si je pouvais rencontrer Steve Ballmer à Berlin ! Il voulait organiser une table ronde sur Linux ! Je me suis rendu à Berlin et nous avons eu deux heures de débat intense.

Donc penser latéralement, en dehors du moule, est vraiment important quand il s’agit de vibrer et de créer de la valeur.

À Sogeti, en raison de notre proximité de nos clients, nous comprenons vraiment bien le secteur dans lequel ils évoluent. Notre remarquable communauté d’experts fait également référence en informatique. De la combinaison de ces deux éléments naît la valeur que nous apportons à nos clients.

Troisième et dernier mot : vélocité. Vitesse, accélération. Voyons de quoi il retourne. Cela signifie être capable de répondre rapidement à une sollicitation en anticipant au maximum. Les solutions de mobilité sont souvent cruciales sur ce point. Aujourd’hui, on trouve de nombreuses procédures à suivre, souvent sur papier, dans des dépliants ou des manuels d’utilisation qui sont souvent redondants. En se débarrassant du papier et en saisissant dès le début l’information sous forme numérique, on peut accélérer la façon de travailler des entreprises. Donc les solutions de mobilité augmentent la vélocité !

Aujourd’hui, les solutions de mobilité ont une importance capitale dans le « système nerveux » des entreprises. Nous sommes de plus en plus mobiles, que ce soient les collaborateurs ou les clients. Nous pouvons transférer tant des fonctionnalités que de l’information en utilisant des process numériques qui entraînent eux-mêmes un ajout de valeur et une accélération. La vélocité est donc également importante du point de vue du client, et c’est là que Sogeti apporte sa réelle valeur ajoutée, grâce à sa compréhension du business et de la technologie.

La technologie n’a jamais été plus excitante qu’aujourd’hui. L’informatique et la technologie ont vraiment réussi à pénétrer au cœur du business.

Un grand nombre d’entreprises dépendent de la technologie pour la création de leurs produits. Donc la technologie joue un rôle absolument crucial. Et tout cela va de plus en plus vite. Nous avons créé des plates-formes de serveurs qui vont jusqu’aux postes de travail, et nous parlons désormais d’appareils connectés qui rendraient le flux d’information encore plus libre. Donc une vélocité accrue et le développement de la technologie sont deux leviers de valeur pour les clients. Et c’est quand nous parvenons à maintenir cette vélocité que surgit le côté vibrant dont je parlais ! On est vraiment au cœur du sujet.

Et ensuite ? Pour moi, ma carrière professionnelle a Sogeti n’est pas la progression typique le long de l’échelle. Ça s’apparente plutôt à un jeu d’échec, un labyrinthe, où le mouvement suivant n’est pas nécessairement d’aller plus haut mais de suivre le cours de sa passion.

C’est une façon beaucoup plus intéressante de considérer sa carrière. Je sais que je vais finir par tout concilier et adorer ce que je serai en train de faire, tout entier livré à ma passion, travaillant dur sur des projets de clients dont je verrai les entreprises progresser sur leurs marchés. Voilà ma carrière. Et tant que je peux cultiver mon jardin secret d’applications, je suis heureux !

Je pense que travailler pour Sogeti ressemble beaucoup à jouer dans un groupe de rock.

Quand on le fait, on joue pour un public, et nous, notre public, ce sont nos clients. Il ne viendrait à l’idée de personne de demander à un groupe de rock quel serait leur évolution de carrière ! Ils vivent déjà leur rêve, et il y a de cela quand on est consultant chez Sogeti. Pour trouver sa passion, il faut explorer ses talents, ce qui rejaillit sur le côté vibrant de Sogeti, sur la valeur apportée au client et sur la vélocité de l’entreprise.